Il s’éloigne, le temps où l’on pensait que vitamine D2 (ergocalciférol) et D3 (cholécalciférol) étaient aussi efficaces pour améliorer le statut en vitamine D. Nous en sommes à peu près sûrs pour les bolus de vitamine D (semestriels, annuels…) [1,2], mais moins concernant les petites doses quotidiennes qui ont été moins étudiées : résultats contradictoires sur des méthodologies peu robustes. Or comme vous le savez peut-être, il est probablement préférable d’être supplémenté par de petites doses quotidiennes (ou à la rigueur hebdomadaires) que des bolus, si l’observance ne fait pas défaut [3,4].19 juil. 2017
Petites doses quotidiennes de vitamine D : il faut bien préférer la D3 à la D2
Il s’éloigne, le temps où l’on pensait que vitamine D2 (ergocalciférol) et D3 (cholécalciférol) étaient aussi efficaces pour améliorer le statut en vitamine D. Nous en sommes à peu près sûrs pour les bolus de vitamine D (semestriels, annuels…) [1,2], mais moins concernant les petites doses quotidiennes qui ont été moins étudiées : résultats contradictoires sur des méthodologies peu robustes. Or comme vous le savez peut-être, il est probablement préférable d’être supplémenté par de petites doses quotidiennes (ou à la rigueur hebdomadaires) que des bolus, si l’observance ne fait pas défaut [3,4].3 juil. 2017
Les légendes sont faites pour durer
4 ans après avoir écrit les articles sur la légende des oméga-3 des œufs issus de l'agriculture biologique (et plein-air) : quel résultat ? Beaucoup de lectures et de prises de conscience (alors ça valait la peine de les écrire), beaucoup de contacts de la part des médias (souvent sans suite : message difficile à faire passer à l'heure où il doit être 100% noir et blanc et en faveur de l'opinion publique), et heureusement, aucune contradiction par les faits !
Mais malheureusement, au détour d'un site, d'un magazine ou d'une conversation, on croise toujours et encore cette recommandation fallacieuse d'acheter des œufs bios pour trouver des oméga-3 et moins d'oméga-6.
Une dizaine d'études citées l'ont pourtant prouvé, mais il faut savoir accepter que les faits sont moins convaincants que les émotions : inutile de gaspiller trop d'énergie pour ceux qui en sont victimes, rien ne leur fera changer d'avis.
Depuis ce temps, d'autres analyses l'ont confirmé dans le journal Poulty Science.
20 mai 2017
Huiles minérales des emballages et migration dans les aliments
Il faut bien comprendre qu'on est au delà du principe de précaution !
Certains aliments secs (pâtes, farines, céréales, biscuits, etc) sont parfois conditionnés dans des emballages en papier ou carton. On sait depuis bien assez (trop) longtemps qu'ils contaminent les aliments en huiles minérales, une grande famille de dérivés du pétrole dont certains sont des CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique). La presse vient de relayer les récentes recommandations de l'Anses [1], mais cela faisait 5 ans que les experts du groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) avait publié un avis préoccupant [2]. En particulier pour les consommateurs fidèles à une marque ou qui achètent souvent le même produit alimentaire.
Voici ce qu'il faut savoir en tant que consommateurs éclairés !
21 avr. 2017
La composition nutritionnelle pour les Nuls [épisode Amandes/Avocat]
La série "Nutrition de comptoir" s'éternise mais les scénaristes trouvent de nouvelles idées à chaque épisode. Récemment, sur la télévision publique, un reportage a fait un focus sur l'amande. Avec un titre presque désobligeant pour elle (qualifiée de "super-aliment", sic), on s'attendait à une mise au point sur sa super-composition nutritionnelle. Y-a-t'il du mieux depuis le gag de la spiruline ?
27 févr. 2017
"La vitamine D réduit le risque de rhume de 12%" : FAUX !
Nous sommes toujours en hiver, et toujours confrontés aux infections respiratoires propices à cette saison : rhinovirus, bocavirus, influenza et parainfluenza virus, coronavirus, virus respiratoire syncytial... on est loin de tous les connaître, parmi les quelques 180 000 virus par minute que nous respirons quotidiennement [1] (pas de panique, l’extrême majorité nous laisse tranquille !). Diminution de l'ensoleillement et donc de la vitamine D, celle-ci est en conséquence considérée comme une hypothèse expliquant l'association entre ces incidences épidémiques et les saisons froides. Du coup, quand une étude sort à ce sujet, la presse santé dégaine les gros titres. Et elle n'y va pas de main morte, je cite : "Voici un puissant anti rhume, la vitamine D", ou d'autres, plus humoristiques comme "Rhume : la vitamine D meilleure que la vitamine C". Forcément, il est facile d'être plus efficace que quelque chose dont on n'a toujours pas prouvé un vrai bénéfice clinique (mais le débat n'est pas clos) [2].
Cette efficacité a un chiffre qui revient souvent : 12%. D'après une majorité d'articles de presse, francophone ou anglophone, le risque de rhume serait réduit de 12% par une supplémentation en vitamine D. D'autres vont au delà, comme de 20 à 70% de réduction du risque. On va voir ce que ce n'est pas tout à fait vrai...
Cette efficacité a un chiffre qui revient souvent : 12%. D'après une majorité d'articles de presse, francophone ou anglophone, le risque de rhume serait réduit de 12% par une supplémentation en vitamine D. D'autres vont au delà, comme de 20 à 70% de réduction du risque. On va voir ce que ce n'est pas tout à fait vrai...
Alors que la déficience en vitamine D est un réel problème de santé publique [3], il convient d'être précautionneux : l'excès de zèle n'est pas l'ami du monde scientifique et médical et de sa relation, déjà bien tourmentée, avec le grand public. Petite mise au point sur l'étude qui fait parler d'elle.
6 nov. 2016
Chia, nouvelle star de la superfood academy
"La graine de Chia, vous en pensez quoi docteur ?"
Une question qui revient souvent ! A laquelle je réponds d'abord par une autre interrogation: "Pourquoi en mangez-vous ?" (il faut toujours comprendre ce qui guide ce facétieux être humain avant de tenter d'éclaircir son chemin).
Deux raisons, très succinctes, me sont souvent données: "Je crois qu'il y a beaucoup d'oméga 3" et "J'ai lu que c'était bon pour la santé". Autant la première fait appel à quelque chose de matérialisable, si tant elle est vraie, autant la deuxième montre à quel point il suffit d'être lu pour être cru (franchement, dites-moi, pourquoi je m'embête à écrire des articles rationnels et rigoureux qui prennent un temps fou, alors que je pourrais jouer dans la junk-information ?).
Une question qui revient souvent ! A laquelle je réponds d'abord par une autre interrogation: "Pourquoi en mangez-vous ?" (il faut toujours comprendre ce qui guide ce facétieux être humain avant de tenter d'éclaircir son chemin).
Deux raisons, très succinctes, me sont souvent données: "Je crois qu'il y a beaucoup d'oméga 3" et "J'ai lu que c'était bon pour la santé". Autant la première fait appel à quelque chose de matérialisable, si tant elle est vraie, autant la deuxième montre à quel point il suffit d'être lu pour être cru (franchement, dites-moi, pourquoi je m'embête à écrire des articles rationnels et rigoureux qui prennent un temps fou, alors que je pourrais jouer dans la junk-information ?).
23 mai 2016
Reportage sur la spiruline : attention aux faux chiffres
Hier un reportage a été diffusé sur les algues alimentaires sur France 5. Les algues peuvent certainement s'intégrer à une alimentation saine, mais sans tomber dans le travers des "super-aliments", ces fameux aliments miracles, souvent exotiques et étrangers aux traditions culinaires de celui qui est séduit. L'herbe semble toujours plus verte ailleurs... La spiruline, plus souvent présentée et vendue sous forme de complément alimentaire, en est un exemple bien connu. Mais il a fallu, vous l'aurez deviné, que les journalistes en rajoutent encore.17 avr. 2016
Les inégalités de conversion des précurseurs d'acides gras essentiels
Consommer trop ou peu d'oméga 6 (n-6) issu du monde végétal (acide linoléique, AL), donc de tournesol, de sésame, de soja, d'arachide ou encore d'oléagineux, n'aurait pas le même effet chez tout le monde. Idem pour la consommation en acide alpha-linolénique (ALA, n-3). La réponse à un régime déséquilibré en acides gras n-3 et n-6 dépend de votre génétique car de votre génétique dépend votre faculté à transformer ces précurseurs !